Forum RPG inspiré de la saga The Elder Scrolls se situant dans l'ensemble du continent de Tamriel. (Héritier du forum TES:La Chute des Divins)
 
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 La justice de l'Ours [Test-RP]

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Valdimar Ours-Guerrier
Héraut des Compagnons
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Messages : 14
Date d'inscription : 28/05/2015

MessageSujet: La justice de l'Ours [Test-RP]   Jeu 18 Juin - 9:18

La justice de l'Ours[Test-RP]




-RP nécessitant 100 lignes afin d'accéder au rang d'Héraut des Compagnons-

Valdimar s'était aventuré à travers un passage étroit, sous une falaise sombre et haute comme le ciel. La lune semblait avancé avec le Nordique, glissant à travers un désordre de branche nues en hauteur, dans le ciel étoilé. Une voix, un murmure, un simple frisson, ayant l'apparence d'un instinct primaire et animale semblait le ronger de l'intérieur. D'où la raison de cet isolement dans les montagnes. Valdimar entendait l'appel de la Bête, il ressentait le sang de celle-ci bouillonné en lui. Trouver le sommeil était difficile dans de telles conditions.

Au loin, il entendait ses cousins de meute l'appeler, de congénère à congénère. Eux chassaient. A plusieurs kilomètres de la Crevasse, une pluie sauvage s'abattait sur son allié Loup-Garou tandis que celui-ci déchirait la chair d'une énorme chèvre. En un autre lieu, la petite Syglia sous sa forme cruelle de lycanthrope leva la tête pour chanter à la lune, et une dizaine de petits cousins gris (de simples loups) interrompirent leur chasse pour chanter avec elle. Leurs hurlements percèrent arbres et nuages...

Valdimar était lui, un Ours-Garou, beugler sous la lune, ce n'était pas réellement son passe-temps favori. De plus, il n'était pas sous sa forme bestiale contrairement aux autres membres du Cercle. En réalité, il était même en mission... Il avait reçu dans la matinée une missive du Haut-Roi lui annonçant que des armes, des armures et de l'or avaient été disposés à proximité d'une grotte dans la Crevasse, un lieu sûre et qui pourrait servir de campement et de tête de pont pour attaquer les Parjures. Un contrat qui s'annonçait particulièrement intéressant. Valdimar se remémora le contenu de la missive du souverain :


« Pour les yeux de Valdimar Ours-Guerrier,

Mon bon ami, c'est avec fierté que je vous annonce que j'ai fais livré au lieu convenu vos cargaisons dans le but d'asseoir mon autorité, une fois encore contestée, par des sauvages à la  Crevasse. Pardonnez l'irrégularité de ma lettre, je juge nos relations suffisamment bonne pour oublier toutes ces prérogatives qui nous divisent et de toute manière  entre nordiques ! Je sais que vous partagez cette pensée.

Comme vous me l'aviez demandé, je me suis intéressé à l'entrepôt maritime de votre famille. Malheureusement, celui-ci lorsque votre père a disparu a été affecté à la famille Brise-Bouclier. Nous venions d'avoir remporté la guerre...et nous avions besoin de navires de toute urgence. Néanmoins, je ne suis pas ingrat, et j'ai appris à être bon avec ceux qui l'étaient avec moi. Lors de votre prochaine escale à Vendeaume, parlez à Bjorn Brise-Bouclier, j'ai personnellement pris la décision de vous récompensez en guise de remerciement pour les services rendus de votre père à ma famille. Puisse Talos veillez sur son âme en Sovngarde.

Revenons-en à notre sujet, concernant les Parjures, n'ayez aucune pitié. Prouvez leur la puissance nordique, j'aimerais que vous localisiez leur nouveau roi (du moins c'est ce qu'il prétend être) et que vous le livriez à la Garde de Markhart. Pour ses hommes, la mort semble être leur seule issue...

Puisses Talos guidez vos pas,

Haut-Roi Nelgar Sombrage »


Capturer le roi des Parjures...et tuer ses hommes. Une quête complexe et probablement laborieuse. Si Valdimar aurait été seul...Par chance, il avait emmené avec lui certains membres du Cercle : son épouse Freya, Roliand, Storn et Olaf. Il était donc 5 face à une armée de fantômes...Nul ne savait où ils se cachaient réellement, ils avaient acquis une forme de sagesse face à leur défaite passée. Ayant été déjà chasser une fois, il ne semblait plus aussi envieux à recommencer leur expérience d'errance à travers les frontières séparant Hauteroche et Bordeciel. Il s'était donc mieux organisé, se séparant en plusieurs cellules nomades capable de se mouvoir à la perfection à travers le terrain escarpé de la région. Il serait difficile pour des hommes normaux de les localiser, mais au sein de la petite escouade de Compagnons, on pouvait y trouver deux Hommes-Bêtes. Un Ours-Garou et un Loup-Garou, une véritable alliance de la nature mêlant la force et la rapidité. La chasse allait débuté...Les talents de pisteur du lycanthrope Roliand allait s'avérer utile pour débusquer les Parjures. Μalgré le mauvais caractère de celui-ci.

Le cheval de Valdimar s'approcha lentement du feu de camp, l'aube n'allait pas tarder à se lever...Freya était là agenouillée au coin du feu aiguisant son épée à la seule lueur des flammes. Ours-Guerrier attacha son cheval et la rejoignit dans sa labeur, plaçant une main réconfortante sur son épaule en lui accordant un tendre baiser. Il n'était pas du genre à être très sentimentale en publique, mais lorsqu'ils n'étaient qu'à deux, l'Ours était aussi doux qu'un agneau.  Valdimar avait eut de nombreuses conquêtes, même après son mariage mais la seule et unique femme qu'il aimait restait Freya qui incarnait une véritable force pour lui, un pilier. Elle était autrefois une simple paysanne et aujourd'hui...Elle était l'épouse du Héraut des Compagnons, un honneur dont elle avait conscience. Dans sa politique de communication, elle était très certainement plus sérieuse que Valdimar qui,lui,avait un aspect plus familier des relations entre individus. Pour lui chaque être étaient égaux aux yeux des divins...Ce qui était le cas, alors pourquoi ne pas voir ça avec le point de vue des Divins ? Ils avaient créer le monde et savaient bien mieux que les mortels comment ils fonctionnaient. Une forme de vision égalitaire, si on peut dire. Il savait aussi que le pouvoir, celui qu'il possédait que ce soit sous la forme extérieur comme intérieur y compris, corrompait les meilleurs et attiraient les pires....Il n'appartenait qu'à ceux prêt à s'abaisser, à donner une partie d'eux même, pour le ramasser...

Se blottissant dans ses bras, Freya lui murmura :


-Je n'aime pas cet endroit...et savoir que notre fils est seul à Blancherive me glace le sang...

Valdimar esquissa un léger sourire et rétorqua sur un même ton :

-Ne t'en fais pas, Freya. Arnvir n'est plus un nourrisson et nos frères d'armes veillent sur lui. Et..., Valdimar dessina un sourire narquois sur son visage après un bref silence, il possède le caractère bien trempé de sa mère, même un troll en serait effrayer.

Ils rigolèrent ensemble à ces mots. Il était vrai que le petit avait déjà le goût des armes malgré son jeune âge.

Le couple passa le reste de la nuit à discuter au coin du feu patientant le réveil des autres. A la première lueur du soleil, Valdimar les avaient réveillés et tous ensemble ils se préparèrent au départ.


-A suivre-

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MessageSujet: Re: La justice de l'Ours [Test-RP]   Mar 23 Juin - 15:16

Le soleil s'était levé depuis maintenant plus de deux heures. Deux colonnes de cavaliers rejoignirent la route. Après plusieurs jours de traque à travers les falaises, il était désormais temps d'enquêter sur les routes que les Parjures menaçaient à longueur de temps. Patientant la venue de riches caravanes, les Crevassais avaient élaborés une stratégie d'embuscade plutôt efficace semant la mort et la destruction sur les chemins de la châtellerie.

Valdimar leva le bras et la colonne de Compagnons s'immobilisa net. Le Héraut perçut un bruit en surplomb sur un rocher aussi haut qu'une tour de garde. Un petit animal s'en extirpa rapidement faisant dégringoler des pierres sur son passage...Fausse alerte. Valdimar poussa un soupir baissant la têter, il fit signe à ses camarades de poursuivre la chevauchée. Olaf, le « Rédempteur », celui qui avait la capacité de guérir les membres de la Meute de la lycanthropie grâce à d'anciennes magies puissantes, s'était approché.


-Mon frère, je ne comprends pas. Cela fait des jours que nous suivons la piste des Parjures sans succès...Où diable sont-ils ?

Valdimar rétorqua :

-Nous poursuivrons les recherches...Rassures-toi mon vieil ami, ils finiront par faire une erreur et nous l'utiliserons à notre avantage.

-Je m'inquiète également pour votre santé. Ne croyez pas que je reste indifférent face à votre malédiction, vous n'avez presque pas dormis depuis notre départ de Blancherive. Les routes de la Crevasse sont traîtresses et les  Parjures paraissent tout aussi fourbes, vous aurez besoin d'énergie pour les vaincre. Laissez-moi vous persuadez de faire halte à une auberge où nous pourrons tous reprendre des forces pour les jours à venir. J'en connais une située...

-Ton attention à mon égard me fais plaisir, mais je n'ai pas besoin d'un chaperon. Tu es mon frère d'arme et je connais ton sentiment envers la lycanthropie. Néanmoins, je ne peux pas m'attarder à ce genre de choses...Il faut continuer... Nous ne nous arrêterons pas avant d'avoir eut au moins un signe de vie des Parjures.

Olaf hocha la tête et poursuivit la route.  Freya avait observé la scène, elle savait que le vieil homme détestait cette magie qui souillait l'honneur des Compagnons. Elle était également contre, mais respectaient le jugement de ceux désirant d'exploiter cette nature peu commune. Tandis que pour Valdimar, il avait la tâche de rester impartial à ce sujet, de préserver l'équilibre du Cercle. Les Compagnons avaient largement évolués depuis Ysgramor. Autrefois des soldats, puis des mercenaires, ils sont aujourd'hui les garants du passé, de l'honneur et des valeurs nordiques. Cependant, il ne pouvait pas non plus oublier le rôle de la lycanthropie qui avait permit aux Compagnons de demeurer avec plus d'aisance à travers les âges.

Le vent semblait porter une odeur cadavérique dans son sillage ...Ce n'était pas bon signe. Des arbres morts et des pierres maudites accueillirent les Compagnons dans une petite clairière isolée au bord d'une rivière . Un cercle de sang avait été tracée entouré de crânes ornés d'objets sombres.


-Je n'aime pas cet endroit...il semble animé d'une magie obscure, déclara Roliand.

-Je sais ce qui s'y est passé lors de la crise daedrique...rétorqua Olaf. C'était un ancien lieu de culte dédié à Molag Bal et à ses alliés. L'endroit a été purifié depuis mais tout porte à croire que les Parjures ont tentés de le maudire à nouveau. Les pouvoirs des Daedras ont été fortement affaiblis lorsque les fils d'Akatosh, les Dragons, ont frappés leurs partisans animés par la puissance des Divins. Quand j'étais prêtre, l'un de mes confrères avaient été chargés de purifier le lieu afin de bannir définitivement la présence du Prince de la Domination...

-Intéressant, intervint Valdimar, mais ce lieu appartient à un temps passé. Ils ont visiblement échoués dans leur rituel d'invocation. Nous devrions rebrousser chemin et poursuivre la route...Il n'y a rien pour nous ici, uniquement une nouvelle preuve de la présence des Parjures. Allez, on y va ...

Désireux d'enterrer à tout jamais le souvenir de cette nouvelle invasion daedrique, les Compagnons quittèrent le lieu autrefois très prisé par les créatures de l'obscurité et leurs sbires mortels.

Valdimar remarquait l'incompréhension dans les yeux de ses hommes. Il savait qu'ils n'avaient pas été consultés pour le déroulement de cette quête, tous étaient venus par « devoir » et non pas par volonté. Certains semblaient plus volontaires que d'autres, mais gardaient le doute dans leur coeur. Valdimar soupçonnait même sa femme de douter de la réussite de ce contrat. Il était encore jeune pour un Héraut, et ses décisions étaient parfois contestés...Le titre de héraut des Compagnons n'en étant même pas réellement un, il devait très souvent débattre. Son esprit vif et passionné convainquait généralement la majorité. Il avait cette espèce de fougue imprévisible, cette force étrange qui n'émanait pourtant pas de sa nature d'Ours-Garou, elle était en lui depuis toujours. Il avait hérité de la curiosité de son père et de la vivacité de sa mère. L'ensemble des deux formaient un caractère plutôt unique, à la fois complexe et simple.

Valdimar Ours-Guerrier remarqua une sorte de petit passage entre les montagnes, un lieu pas très attirant à première vue. Il descendit de sa monture et s'y risqua...Une ombre surgit des ténèbres et pointa une flèche vers lui . Le Nordique fit signe à ses camarades de ranger leurs armes..Si ce Parjure vêtu de peaux de bêtes aurait voulu le tuer, il l'aurait déjà fait. Plutôt étrange d'ailleurs :


-Nordique, vous foulez nos terres à notre recherche depuis des jours, que voulez-vous et  qui êtes vous, misérables ?

Valdimar se contenta d'esquisser un sourire moqueur sur le visage et ajouta :

-Baissez votre arme, Parjure. Je vous donne ma parole qu'aucun mal ne vous sera fait...Quoi ? Tu ne me crois pas ?

-Que vaux la parole de personnes qui volent les terres des autres, voilà ma réponse...

-Hmm...presque autant que celle d'hommes massacrant des innocents sur les routes...Vous voyez, nous sommes pareils...Allez, tu ne vas quand même pas te déshonorer devant moi et mes hommes, si ?

Le Parjure baissa son arc, gardant néanmoins celui-ci armé d'une flèche plutôt bien affûtée. Valdimar satisfait fit quelques pas en arrière, ne quittant pas des yeux son « agresseur ».

-Bien, nous pouvons parler maintenant. Je m'appelle Valdimar Ours-Guerrier, j'ai été nommé par mon prédécesseur Héraut des Compagnons et je viens en paix. Tout ce que je veux, c'est parler à votre chef...

-Et pour quelle raison désirez-vous vous entretenir avec le Roi en Haillons ? Répondit-il le ton sec et la voix tranchante comme un rasoir. Vous autres, Nordiques, n'avez de langage que l'acier...Ce fut ainsi, c'est ainsi et ça le sera toujours...

-Tu n'y crois pas toi même. Cessons ce petit jeu, et parlons d'hommes à hommes. Nous ne sommes cependant pas égal. J'aimerais m'entretenir avec ton roi, donc, dans le but d'engager des négociations avec lui.

-Et qu'est-ce qu'un Compagnon serait en mesure de nous apporter ?

-La paix ! Le Haut-Roi a déjà payé de nombreux mercenaires dans le but de vous traquez et vous éliminez définitivement. Imagines-toi obtenir notre soutien ! Nous, les garants de l'honneur et de  la gloire nordique ! Imagines l'influence que vous obtiendriez ! Les Compagnons ne font pas de politiques, nous ne servons que l'honneur et malgré vos méthodes brutales nous sommes prêts à respecter votre combat, je suis persuadé qu'une issue pacifique à ce conflit est possible !

-Je comprends. L'un d'entre vous devra m'accompagner en guise d'otage avant d'entamer les pourparlers. Nous sommes prêt à vous livrez l'un des nôtres.

-J'irais moi même là-bas, sans armes ni hommes. Cette garantie me semble suffisante.

-Bien...

Le Parjure émit une sorte de cri qui firent sortir une série d'autres « sauvages » des hautes herbes alentours. Le Parjure se présenta sous le nom de Beleram et offrit son frère en guise d'otages aux Compagnons. Valdimar confia sa hache et sa lame à son épouse et suivit le Parjure...

On l'emmena dans une sorte de cavité souterraine ornée de squelettes et d'ornements étranges. On avait presque l'impression de ne plus être en Bordeciel en voyant de telles choses. L'impression d'être tombé dans la gueule du loup, tant au sens figuré qu'au sens propre,  avait tout son sens dans un tel lieu. Il était très bien gardé par des hommes peu équipés mais parfaitement endoctrinés par leurs supérieurs et qui étaient prêt à tout pour accomplir leur « destinée ». Parmi les Crevassais, il y avait aussi les fameux Roncecoeurs, des êtres maudits par la magie des Harfreuses. On leur donnait le mérite d'être immortel...Bien-sûr, ce n'était que vieilles superstitions que l'on racontait aux plus jeunes nordiques. Tout le monde pouvait mourir...Nelgar Sombrage ou même ce Roi en Haillons ne faisait pas exception...


-Valdimar Ours-Guerrier ! Te voilà face au Roi Mébestian dit en Haillons, souverain légitime de la Crevasse et défenseur de son peuple ! Et, devant la Grande Prêtresse Aconie, puissante sorcière harfreuse !



-A suivre-


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Valdimar Ours-Guerrier
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MessageSujet: Re: La justice de l'Ours [Test-RP]   Jeu 25 Juin - 9:58

Le sanctuaire était un lieu malsain et terriblement désagréable à visiter. C'était justement ici que les négociations entre les deux partis allaient se dérouler. Valdimar d'un côté, Mébestian de l'autre avec au fond de la salle cette horreur d'Harfreuse qui scrutait et jaugeait avec discernement les deux hommes.

Mébestian avait subit, tout comme son peuple, l'exode des Parjures vers les montagnes d'Hauteroche et d'Orsinium. Le Crevassais semblait plutôt frêle mais tout son pouvoir résidait dans sa magie et surtout de son armée de fanatiques lui obéissant presque aveuglément selon la volonté de l'Harfreuse. Elle s'appelait Aconie, une puissante sorcière dont la soeur avait été tuée lors de la première purge des Parjures. Celle-ci avait par la suite rallier la cause des Daedras par opportunisme et avait servit loyalement Molag Bal en échange de plus de pouvoir. Lorsque les Daedras furent vaincus, elle fut contrainte de retrouver Mébestian (qui avait été déchu de son titre de roi des Crevassais suite à « l'allégeance » des Parjures aux Daedras) et ensemble ils retournèrent en Bordeciel afin de poursuivre leur but originel. C'est à dire : Conquérir la Crevasse et chasser les Nordiques de cette région. Bien-sûr, le passé de ces deux individus ne faisait pas partie des connaissances de Valdimar.

Le silence lourd dans la salle fut brisé lorsque Mébestian prit la parole :


-Alors, Héraut, on m'a dit que tu désirais la paix ? Est-ce vrai ?

Le Nordique opina du chef et répondit au tac-au-tac :

-Il est vrai que la raison de ma venue est de pacifier la Crevasse. Mes compatriotes pensent que vous n'êtes que des bêtes et des hommes sans honneurs, mais je présume qu'ils se trompent et je pense, qu'ensemble, nous pouvons parler de l'avenir.

-Je vois...Mais, les Compagnons ne possèdent pas d'influence politique n'est-ce pas ? Que pourrions-nous faire avec de simples guerriers ?

-N'oubliez pas que nous sommes l'héritage d'Ysgramor d'Atmora . Nous représentons l'un des plus grands héros nordiques de notre histoire ! N'oubliez pas qui a siégé au trône du Palais des Rois le premier...Nous aurons les mots pour influencer le Haut-Roi...

Mébestian se gratta le menton...Ses cheveux avaient grisés avec le temps, et dans sa voix, le moindre signe de charisme s'était dissipé :

-Que voulez-vous en retour ? Rétorqua-t-il maladroitement.

-Les Compagnons représentaient autrefois une véritable armée. Une puissance qui encore aujourd'hui est sans égale. Cinq centaines de soldats ont foulés et vaincu un peuple entier guidé par un commandant puissant : Le Prince des Neiges. Et malgré, la présence de cet elfe, ils sont parvenus à l'emporter. Aujourd'hui, ce peuple autrefois puissant ne représentent plus que de lubriques petites créatures hideuses...Les Compagnons, avec les siècles, ont perdus énormément d'influence d'un point de vue politique...Pour des raisons bien précises, mais les temps changent...Une guerre titanesque en Tamriel, ne nouvelle crise daedrique, une dynastie impériale éteinte, tout cela ne vous rappelle rien ? L'histoire n'est qu'une série de répétition. L'ère cinquième touche elle aussi à sa fin...De grands changements sont à venir en Tamriel...Tout ces bouleversements ne représentent que le commencement ! Les Parjures, désolé de vous l'affirmez de la sorte, ne supporteront pas ces changements...Si ils acceptent de se rallier aux Compagnons et de faire la paix avec le Sombrage sur son sombre trône alors nous aurons une chance de persister !

Mébestion hocha la tête, sans un mot, comme un enfant avide de connaissances écoutant son professeur avec attention. Aconie, elle, serait plus métaphoriquement parlant la cancre...

-Les corbeaux tournent autour de vous, Mébestian...Votre faiblesse est le reflet de notre situation ! Remarquez à quel point cet ours hypocrite tente de vous tourmentez en vous inculquant des idées fausses ! Par deux fois, l'ours tentera d'obtenir son miel et par deux fois le sang coulera...avant qu'il ne puisse l'obtenir !

Mébestian s'empourpra et hurla littéralement sur l'Harfreuse :

-Cesses donc tes énigmes ! Tu m'as trahie une fois...Je ne m'attarderais plus à suivre tes conseils comme jadis !

La dernière phrase de l'Harfreuse résonna dans le crâne de Valdimar. Qu'est-ce donc que cette sorcellerie maléfique ? Une prophétie macabre ? Les Harfreuses seraient-elles devenues des tisseuses de bonne aventure ? Non, ce n'était que foutaise...Ces paroles de rapace semait néanmoins le doute en Valdimar...La curiosité encore et toujours. Mais, il devait actionner son plan...les Parjures le croyait désarmés, ils avaient tords...

-Mon roi ! Les Compagnons...ils....avancent vers notre repaire ! Ils menacent d'exécuter Bertram si nous tentons quoique ce soit !s'était écrié un Parjure qui avait pénétré dans la pièce.

-Le frère de Beleram ? Qu'est-ce que cela veut dire, Nordique ? Je ne comprends pas...

Valdimar s'approcha alors lentement du roi des Parjures, tout en s'approchant il le fixait de son regard bleu, cette fois il n'y avait plus de sourire sur ses lèvres. Uniquement, la promesse d'une mort certaine pour son adversaire...

-Es-tu donc complètement contradictoire ! Tu..tu...et l'avenir des Compagnons, celui des  Parjures ! Je...je...

-En pacifiant la Crevasse, la renommée des Compagnons augmentera et la mienne aussi d'ailleurs...Pourquoi devrais-je m'attarder sur toi et tes sauvages ? J'ai promis de rendre justice à toutes ses familles qui ont perdus un proche à cause de votre barbarie....

Alors que l'on pouvait entendre depuis l'autre côté les Compagnons se battre contre les Parjures...Valdimar balança sa hache d'arme sur le simple Crevassais qui était venu avertir le roi. Celui-ci fut cloué contre le mur, un liquide chaud et rougeâtre s'écoulait de sa blessure, il hurla de douleur...

Sentant l'appel du sang, Valdimar se concentra et fit surgir sa seconde forme...Celle de l'Ours-Garou. L'Harfreuse piaillait implorant le roi de se replier....ce qu'il fit rapidement empruntant un passage secret à travers une paroi rocheuse...Le lâche ! Aconie prit les choses en mains et évita de justesse une charge critique de la Bête, contre-attaquant en générant une boule de flammes qu'elle balança sur Valdimar...La Bête fut touchée sur le côté, ne pouvant s'empêcher de pousser un rugissement de douleur, elle se retourna et se dressa sur ses deux pattes. Titubant difficilement à cause de la blessure, Valdimar parvint à offrir à l'Harfreuse un magnifique coup de griffes qui l'a fit trébuché au sol. Ses croassements désagréables furent interrompus lorsque l'Ours-Garou lui mordit la gorge...Le sang écarlate de la créature maléfique s'écoula entre les crocs de la Bête. Il se sentait revivre à nouveau, animé par une puissance sans limite. Le sang s'était écoulé...Une première fois avant la seconde et l'ultime...Non, cette vieille mégère ne savait rien de ce que les Divins avaient réservés à Valdimar, il le savait, il n'y avait aucune once de vérité dans ses paroles énigmatiques !
Et pourtant, l'idée le traversa à nouveau alors qu'il se nourrissait davantage de l'Harfreuse, la chair de celle-ci se déchirait, broyant les plumes et les os avec ses mâchoires puissantes, l'Ours-Garou préservait néanmoins son esprit d'homme. Et l'idée le gêna durant son repas...

Il releva la tête, tentant de sentir l'odeur de son véritable objectif. Le roi était déjà loin...Il n'aurait pas su le rattraper...Il sentit la forme bestiale quitté peu à peu son corps. Et redevint un Nordique, tout aussi robuste mais dont la blessure semblait beaucoup plus grave que sur sa première forme. Maudit soit la magie de cette sorcière...Son flanc avait été légèrement brûlé et le souffle de l'explosion lui avait probablement froissé une côte, si pas plusieurs. Il allait encore devoir rester clouer sur une couche...La vie de Compagnon n'était pas son conséquence...

Freya, d'un coup de pied puissant, ouvrit la porte et se rua vers Valdimar qui tentait d'avancer vers l'issue de Mébestian. Elle le soutint et lui conjura d'attendre...argumentant ses paroles de par le fait que le Roi en Haillons était déjà sûrement loin...

Valdimar parvint à articuler ces quelques mots :


-Qui...qui a lancé l'attaque sans mon ordre ?

Une silhouette sombre intervint dans la pièce, lorsque son visage se déclara à la lumière, Valdimar reconnu Roliand.

-C'est moi, Valdimar...L'occasion me semblait trop belle...

Il était lugubre et impassible, même si son attaque s'était avérée efficace. Elle n'avait pas le mérite d'être appréciée par le Héraut des Compagnons.

-Je n'ai jamais donné l'ordre...

-Donner l'ordre, le coupa le lycanthrope, n'oublies pas quelle est ta juste place, mon frère !

Freya rétorqua d'un ton égal :

-Et toi n'oublies pas à qui tu t'adresses, Roliand . Tu as devant toi l'Héraut des Compagnons, il a beau être notre frère, il reste celui qui tranche et prends les décisions importantes malgré tout.

-Hmm...

Valdimar fixa droit dans les yeux son « frère d'arme ». Son regard était emplis d'impatience face à celui de Roliand qui semblait méprisant et dont le sourire était inexistant. Il était très certainement le membre du Cercle le moins fidèle envers Valdimar, il le jugeait cupide et avide de pouvoir. Il l'accusait de renier le serment des  Compagnons en se rapprochant, secrètement et dans le dos de tous, du Haut-Roi et de ses intérêts. Mais, il l'accusait également de lui avoir subtiliser le titre de Héraut qui aurait dû lui revenir si seulement ce « jeune freluquet » ne  s'était pas amené...Et pourtant, il lui devait aujourd'hui respect et compassion. Chose qu'il n'avait jamais vraiment digéré.

Le Héraut fit signe à son épouse de le laisser se déplacer seul. Il ne devait pas paraître affaiblit aux yeux de ses camarades...Une simple question de dignité. Il s'avança, non sans mal plaçant une main réconfortante sur son flanc.

Les Parjures gisaient là, entre les rochers et les crevasses interminables. Il en restait probablement d'autres...et tant que leur chef était en liberté, il pourrait se regrouper et attaquer à nouveau. Néanmoins, en les touchant en plein coeur, les Compagnons les avaient fortement affaiblis. L'un d'eux constata l'absence d'Olaf. Il s'était séparé du groupe pendant le combat...Roliand utilisa ses capacités de pistage afin de retrouver sa trace. Les Compagnons reprirent leur cheval et suivirent la trace...


Plus tard.

Le bougre s'était aventuré à l'extrême nord de Bordeciel. Il s'était perdu à travers les marais d'Haafingar, son cheval s'était blessé et la possibilité de revenir auprès de ses frères d'armes lui avaient dont été retirés. Valdimar en toute logique demandant à Olaf la raison de cette « fuite ». Celui répondit, la voix pleine d'inquiétude :

-Le..Roi en Haillons, je l'ai aperçu, il a émergé d'un tas de rocher à l'est de leur base. Je l'ai poursuivis à cheval, mais le sien était trop rapide...Ensuite, il s'est enfoncé dans les marais et a rejoint la côte, il s'est enfuit en navire...C'était un navire du Domaine Aldmeri, je peux vous l'affirmez sur tout mes ancêtres !

Roliand émit un grognement :

-Qu'est-ce que le Domaine  Aldmeri aurait à voir avec ce sauvage ? Cela n'a pas de sens...Qu'est-ce qu'un prêtre pourrait connaître des navires du Thalmor ?

-N'oubliez pas Roliand, que je suis aujourd'hui votre égal. Je suis un Compagnon comme vous tous et vous ne devriez pas me négliger de la sorte ! Je ne suis pas stupide, je sais reconnaître un navire elfique quand j'en vois un ! Il ne portait pas de pavillons mais sa structure...Je n'en ai vu de tel qu'une fois...Lorsqu'ils ont tentés de nous envahir à Aubétoile pendant la seconde guerre des Alliances. Croyez-moi, Valdimar, vous êtes un homme d'honneur, vous êtes le Héraut !

Valdimar, l'air absent, observait l'horizon perdu dans ses pensées...Le Domaine Aldmeri ? Qu'est-ce que ces foutues Oreilles Pointues viendraient faire ici ? Soutenir un Parjure à la barbe des autorités de Solitude ? C'est impossible...Et pourtant, les Parjures ne pouvaient pas avoir de bateaux suffisamment adapté pour naviguer à travers la baie de Solitude, du moins sans se faire remarquer. Et il ne pouvait pas s'être envolé...Mais cela ne concernait pas les Compagnons, pour le coup. Néanmoins, la curiosité de Valdimar continuait de le ronger...sans parler de cette prophétie étrange de l'Harfreuse d'ailleurs en parlant de celle-ci...

-Dans tout les cas, commença-t-il, nous en avons terminé...La Crevasse a été pacifiée à grande partie. Et même si nous n'avons pas le roi, nous savons qu'il a quitté la région...Mais, Olaf, ne quittes plus jamais le groupe seul, d'accord ? Bien...J'ai quelque chose pour toi...

Il apporta un sac à l'ancien prêtre. A l'intérieur, la tête de l'Harfreuse...

-Je serais en faire bon usage, Valdimar. Merci.


Pendant ce temps sur la mer des Fantômes 

Les vagues semblaient caresser la coque du navire de la Flotte d'Or. Alors que le vent portait les voiles avec vigueur, il porta également des voix perdues à travers les océans.

-Ah...Ce diable de Compagnon ne m'a pas lâcher d'une semelle !

-A-t-il vu notre navire , Mébestian?

-La brume a joué son rôle, je l'espère.

-Bien.

Il y eut une pause, un court moment de silence. On entendait alors plus que le son des vagues et le cri des mouettes qui tournoyaient autour du mat principal en quête de poissons. Et là, l'Altmer encapuchonné dégaina une lame d'or et d'argent et trancha la gorge du Roi des  Parjures, sans la moindre hésitation...

-Vous avez bien fais votre travail....L'amiral Erundil vous salue bien bas...

Mébestian, les mains à la gorge comme-ci il pouvait empêcher le sang de s'écouler, rétorqua des paroles inaudibles qui ressemblaient plus à des gargouillements...Il s'écroula ensuite au sol et l'officier fit un geste de la main signifiant qu'on pouvait envoyer son cadavre encore chaud par-dessus bord...

Un sourire de satisfaction sur les lèvres, l'officier altmer fixa l'horizon...

Comme par un étrange hasard, à Haafingar, Valdimar faisait de même. On pouvait presque avoir l'impression que leurs regards se croisèrent malgré les milles qui les séparaient...

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Valdimar Ours-Guerrier
Héraut des Compagnons
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MessageSujet: Re: La justice de l'Ours [Test-RP]   Mer 1 Juil - 9:12

Vendeaume, fière cité de l'ambition nordique. Séparée par un immense pont ébène qui enjambait une large rivière qui s'écoulait de l'ouest jusqu'à l'est de tout Bordeciel. Le point culminant de la ville était très certainement l'imposant Palais des Rois, héritage d'Ysgramor, construit par les Elfes prisonniers de celui-ci après la bataille de Saarthal. Le palais avait été construit de telle façon à démontrer la puissance de son possesseur et la grandeur du peuple nordique.

Valdimar était venu et à ses côtés Freya qui avait insisté pour l'accompagner à cause de sa blessure. Un blessé qui chutait de son cheval en pleine nature ne restait pas longtemps en vie. Néanmoins, Valdimar considéré aussi sa présence comme une belle occasion pour la présenter au Haut-Roi. Si jamais lui devait disparaître à cause d'un contrat mal organisé ou autre. Il voulait qu'elle soit traitée aussi bien qu'il l'aurait été lui même.

En s'approchant des immenses portes du Palais des Rois, Freya et Valdimar s'échangèrent un regard complice et ensemble ils franchirent celles-ci. Valdimar se déplaçait encore avec une certaine difficulté, adoptant une démarche presque boiteuse, il tentait néanmoins de se corriger du mieux qu'il le pouvait.



Haut-Roi Nelgar Sombrage

Le couple se plaça face au trône. Nelgar Sombrage les reçu avec un demi-sourire.

-Valdimar Ours-Guerrier ! Cela est bon de vous revoir. J'ai entendu dire que les attaques des Parjures se font de plus en plus rares ces derniers jours. C'est une bonne chose et cela réchauffe mon coeur. Néanmoins, personne ne m'a prévenu au sujet de l'arrestation de leur chef, il s'est passé quelque chose ? Vous avez été blessé à ce que je vois....

Valdimar se crispa lorsqu'il tenta de se redresser afin de prende la parole :

-C'est vrai, Haut-Roi. Les Divins ne se sont pas montrés très favorables envers moi ce jour-là...Le Roi en Haillons appelé Mébestian s'est échappé...L'un des miens l'a poursuivit pendant plusieurs heures à travers le pays...Il a finalement perdu sa trace dans les marais d'Haafingar. Mais, j'aimerais également m'entretenir avec vous en privé justement à ce sujet...Si vous me le permettez. Ce sont des informations sensibles.

Nelgar Sombrage leva alors la tête, jaugeant le niveau de loyauté des hommes postés dans la salle du trône et rétorqua  qu'il n'était pas nécessaire de quitter la salle. Les hommes présents étaient d'après lui tous de fervents partisans.

-Bien, poursuivit par conséquent Valdimar, l'un de mes hommes dit l'avoir vu s'échapper dans un navire du Domaine Aldmeri. Nous n'avons pas su recueillir de preuves...Un vrai fantôme, il n'a laissé aucune traces...

-Ces satanés Oreilles Pointues ! J'aurais dû m'en douter ! Ils ont financés ces usurpateurs de Crevassais dans le but de contester mon autorité ! Ils verront ce que cela en coûte, j'attends à vives émotions le prochain Conseil des Anciens !

Le souverain s'était levé de son trône, empourpré, il avait explosé littéralement à la seule pensée que le Thalmor soit impliquée dans toute cette affaire. Valdimar se permit néanmoins d'ajouter :

-Nous n'avons comme je l'ai dis pas de preuve...Le témoin de la scène a même prétendu que le navire ne portait pas les couleurs du Domaine. Ce n'était peut être que des pirates ayant utilisé l'un de leurs navires.

-Les Parjures ne sont pas assez riches pour financer ce genre d'individus...Non, j'en suis sûre c'est le Domaine ! Je consulterais mes amiraux, comment un navire hostile puisse-t-il mouillé en toute tranquillité dans nos eaux sans que personne ne s'en aperçoivent. Il se passe quelque chose, mon ami ! Mais, cela ne vous concerne pas....je le sais plus que bien. Vous, les Compagnons, êtes tellement attaché à votre indépendance...

-C'est uniquement pour préserver la pureté de notre héritage...Majesté.

-N'avez-vous donc jamais songé à devenir plus ? Certes, la place de Héraut au sein de vos frères d'armes est respectable. Mais...vous avez les capacités à diriger une armée entière ! Les Compagnons ont presque défendu Blancherive à eux seuls lors de l'attaque des Daedras...Pourquoi ne pas songer à rejoindre nos troupes ? Je respecte, avec rigueur, nos traditions ancestrales néanmoins les temps changent...Nous avons forgé une alliance avec les Impériaux, nos ennemis d'hier. Une alliance fragilisée malgré tout...L'Empire tente de redorer son blason après leur période noire sous les Tristevent...Me voilà à plus de 40 ans de règne et mon jeune héritier est encore dans les bras de sa mère...Je ne peux plus compter sur les pays voisins...Il me faut renforcer mes effectifs...

Valdimar prit un temps de réflexion repensant à tout ce qui s'était passé ces derniers jours...Il avait partagé son envie de grandeur pour les Compagnons à l'un de ses ennemis qui était aujourd'hui introuvable...Il n'avait en réalité qu'en partie bluffer. L'idée de contrôler les Parjures sous sa bannière en livrant leur roi à Nelgar aurait été fort alléchante. Néanmoins...cela ne s'était pas passé comme il l'aurait souhaité tout cela à cause de l'ambition personnel de l'un de ses hommes. La tentation d'être enrôler par les troupes du Haut-Roi était forte...Au moins, il n'y aurait plus toutes ces responsabilités à prendre en charge. Représenter l'équilibre du Cercle, maintenir la sagesse guerrière d'Ysgramor et la puissance surnaturelle d'Hircine dans une même balance était très complexe. Cette vie, il l'avait malgré tout choisit. Valdimar était le Héraut, et malgré son ambition et sa curiosité, il n'avait jamais voulu de ce titre  qui bien qu'il ne représentait rien hiérarchiquement, ajoutait un fardeau énorme à son existence. Valdimar se fixa une idée pouvant lui assurer une place déterminante, à lui et aux  Compagnons, dans l'avenir de Bordeciel :

-Haut-Roi Sombrage, les Compagnons ont fait le serment de ne plus jamais se mêler de la politique, il est vrai....Mais...notre tâche est de préserver les valeurs, les traditions et l'héritage d'Ysgramor et tout de les Nordiques n'est-ce pas ? Et lorsque que ces valeurs, ces traditions et cet héritage est menacé par un conflit politique, que faisons-nous ? Nous nous laissons soumettre par des étrangers envahisseurs ? Non ! Je refuse de laisser sombrer les Compagnons dans une sphère de neutralité extrême où ils ne représentent plus que vulgairement une période autrefois glorieuse et prospère pour tout notre peuple. Je ne tolérerais pas une nouvelle Nuit des Larmes...et peu les serments qu'ont prêtés l'un de mes prédécesseurs, il y a fort longtemps , à un époque où il n'était pas dans notre situation. Nous protégerons les intérêts de notre patrie uniquement dans le but de préserver l'héritage d'Ysgramor...

Nelgar Sombrage esquissa un sourire satisfait et descendit de son trône s'approchant du Héraut  et de son épouse :

-Je partage votre pensée, Héraut. Mais dîtes-moi, qui est donc cette charmante réincarnation de Dibella à vos côtés ?

Valdimar observa brièvement son épouse dans sa robe rouge (plutôt modeste mais finement tissée).

-Majesté, voilà mon épouse. Freya Ours-Guerrier, elle fait tout comme moi partie des Compagnons.

-Une jolie femme capable de se battre ! Mara a été généreuse avec vous, Valdimar !

Freya, visiblement mal à l'aise, se contenta de baisser la tête laissant apparaître un léger sourire.

-Je suis d'accord, mon roi. Rétorqua Valdimar, plaçant une main réconfortante sur le bras de son épouse.

Le Haut-Roi poursuivit :

-Soit, n'oubliez pas que votre contrat ordonnait la capture du Roi en Haillons en vie ! Néanmoins, je vous payerais malgré tout votre dû. Votre tâche était difficile et vous en avez même reçu les frais personnellement. Mais, en échange de cette somme...j'aimerais que vous preniez mon neveu, Yngol, au sein de vos rangs. Il est âgé de vingt hivers depuis le mois dernier et il a exprimé son désire à combattre pour l'honneur et la bravoure ! Il a ma bénédiction.

Le jeune homme s'approcha, il était blond et vigoureux. Mais, n'avait pas encore de barbe et semblait encore combattre comme un enfant. Il n'avait jamais tuer...Mais, il apprendrait chez les Compagnons.

-Bonjour à toi, Yngol. Tu portes le nom d'un des fils d'Ysgramor ! Mais, nous devrons néanmoins juger si tu as le coeur digne et le bras suffisamment fort pour nous rejoindre.

-C'est avec fierté que je combattrais au nom des Compagnons, Héraut. Répondit-il d'une voix calme mais déterminée.

-Bien...

Le Haut-Roi fit signe à Yngol qu'il pouvait aller préparer ses affaires pour le voyage et poursuivit à nouveau :

-Dans ma missive, je vous ai dis qu'un « cadeau » vous attendait au port, je présume que vous ne l'avez pas encore découvert. Allez parler à Bjorn Brise-Bouclier...Vous comprendrez. Que Talos vous guide !

-Bien, majesté.

Offrant son plus beau sourire, Freya salua le Haut-Roi. Et, accompagna Valdimar jusqu'au port. A la sortie, celui-ci se mit à rire doucement...

- « Réincarnation de Dibella » hein ?

Elle rit également bousculant, sans violence, son mari.

Au port

Bjorn Brise-Bouclier était un grand gaillard,  plutôt imposant et adorateur des tavernes, il n'en était pas moins sérieux lorsqu'il travaillait au service du Haut-Roi. Ces récentes années, la marine de Bordeciel avait beaucoup à faire. En effet, lorsqu'on débuta l'expédition de colonisation sur une île encore inconnue jusque-là, avec des navires à la pointe de la technologie de l'époque. Une bonne nouvelle en sois. Cependant, aucun de ses navires ni de ses occupants ne sont revenus de la traversée...Enormément d'or et de bateaux à reconstruire que ce soit pour Bordeciel, l'Empire, Hauteroche et dans une moindre mesure le Domaine Aldmeri qui possédait néanmoins la célèbre Flotte d'Or, la plus grande puissance navale de tout Tamriel.

Bjorn Brise-Bouclier possédait une certaine affection envers les Compagnons mais également pour Valdimar car après tout, c'était grâce au père de celui-ci si il possédait aujourd'hui tout le domaine de la construction navale à une échelle aussi importante. Il ressemblait à son frère, Storn qui faisait partie du Cercle d'ailleurs ayant adopté la position des « traditionalistes » n'étant pas désireux de devenir lycanthrope, mais avait la différence d'avoir un style plus citadin et moins rustre que son cadet.

Lorsqu'il vit les deux Compagnons arrivés, il les salua un sourire aux lèvres et comprit directement l'objet de leur visite. En s'exprimant, il levait ses bras, il élevait la voix avec yeux pétillants comme celui-ci d'un enfant, et lorsqu'il présenta le « cadeau de Valdimar » à celui-ci c'est avec une grande satisfaction


-Voici ton navire, mon ami....Une véritable oeuvre d'art mobile, construite à partir des chênes d'Estemarche, il est solide, rapide et surtout discret. Il est conçu pour emporter une vingtaine de personnes dont très naturellement des rameurs que tu as également à ta disposition, ils se sont tous portés volontaire afin de naviguer aux côtés des célèbres Compagnons.

-Je te remercie, ton talent est grand, camarade ! Répondit Valdimar tout aussi enthousiaste de vouloir l'essayer.

Yngol, le neveu de Nelgar , débarqua sur les quais alors que Valdimar projetait déjà d'essayer son nouveau « jouet ». Le Héraut invita le jeune homme à le rejoindre avec son épouse. L'équipage ne semblait pas très à l'aise dans l'idée d'accueillir une femme sur un navire mais se gardèrent d'en exprimer l'inquiétude à haute voix.

On laissa le vent gonflé les voiles rouges, et la proue ornée d'une magnifique sculpture de dragon en bois percé les glaces jusqu'au grand large de la mer orientale. Valdimar était installé à l'avant, un sourire sur les lèvres. Les Compagnons pourraient désormais agir en mer et voyager plus facilement...Freya profita du vent frais aux côtés de son époux tandis que Yngol, lui, moins à l'aise restait au centre observant le paysage qui se défilait comme sur un parchemin sous ses yeux.

Néanmoins, afin de conclure cette aventure, ils avaient encore tout les trois une dernière chose à faire...




-A suivre-


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